Dimanche 23 juillet 2006
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[Isaïe chie], Mahomet joue aux cartes et Jésus se coupe les ongles. Aucun prophète n'étant de la partie (subtil jeu de mot... prophète... n'est de la partie... ahem), je me ferais donc le lien entre vous, petits soubresauts d'impertinence gavée aux pixels moisis et le compositeur du soleil levant. Soleil levant c'est bien le mot puisque Hisaishi n'est rien de plus qu'un pet dans les narines (... le vent!), bruyant qui amuse au début et collant qui agace à la fin. Mais commençons donc par ce qui amuse : le bruit.
Joe (rien que le nom me fait rire, c'est comme si un redneck portait une gourmette au nom de Ken'Ichi... heureusement les rednecks ne portent pas de gourmettes) est donc l'un des plus fameux sound-makers de l'île à Pikachu, sinon le plus célèbre. Et pourtant c'était pas forcément bien parti pour... Il a commencé, le bougre, en faisant la B.O. d'un anime japonais sur une école de Ninja dans les années 80 (l'anime, pas l'école de ninja). Et c'est en commençant dans le monde de l'animation que le plus petit des Daltons a rencontré la ciboulette au bas d'une moitié de femelle lièvre sans propriétaire : Hayao Miyazaki. Le flim-maker nippon faisait également ses débuts dans l'animation avec Sherlock Holmes en chien... Waf waf waf je me marre... Normal on est sur la Nouvelle Flaque... Plouf (bien dis!). Les deux compères se sont donc trouvés et ne se sont plus lachés de l'opposé des sâles (les semelles donc...) jusqu'à aujourd'hui.
Mononoke Hime,
Laputa,
Nausicäa,
Le Voyage de Chihiro,
Howl's Moving Castle, autant de flims superbes (n'en déplaise à Y.T.K., quitte à en découdre avec lui je maintiens ma position... déplaise / découdre... dé à coudre, merde!) qui ne sont discociables de la musique grandiose de Joe Hisaishi. Hisaishi pas ici de mettre en doute le talent de Miyazaki mais avouez que sans la musique c'est pas pareil. On peut pas en dire autant des flims de Carpenter... Oups, la bourde.
Et quand on parle de
Carpenter on pense tout de suite à...
Kitano! Non? Ah... et bien c'est con parce que ça m'aurait permis une superbe et facile transition. Mais bon... laissons tomber... On parlait de Carpenter... hmmm... voyons voir... Ah oui! Donc Carpenter il faudrait lui mettre les points sur les i à cet homme là, parce que mis à part
Cigarette Burns, ça fait un bout de temps déja que tonton ne nous a pas fait un bon flim... Carpenter/Mocky même combat? Mais la n'est pas la question, je suis en train de perdre ma transition grandiloquente. Je disais donc qu'il faudrait remettre les points sur les i à Carpenter. Mais là me direz vous (faudrait penser à arrêter de m'interpeler au cours d'un article qui est déja écrit et publié quand même...) : "Mais oui nous on veut bien remettre les points sur les i à Carpenter mais il en as pas (de i, pas de poings)...". Et bien qu'à cela ne tienne daho, rajoutons lui un i et Carpenter devient Carpentier... Gilbert et Maritie Carpentier! Mais si! Les Pierre et Marie Cury de la télévision française... Bon alors voila la transition daubesque... Hum. Et quand on parle de télévision ET de flim-makers, on pense à qui? Hein? A Kitano bien sûr! Et oui le trublion cathodique qui est devenu Master de la focale, un peu comme un Patrick Sébastien qui aurait bien tourné (le mot est juste). Et bien voila qui nous mène à l'autre facette de Hisaishi : Takeshi Kitano. Pfiiiou, ce fut laborieux...
Donc, Hisaishi s'il est internationalement connu pour ses collaborations non pas avec les teutons n'en déplaise aux apendices bucaux en manque d'Hextril (les mauvaises langues, quoi) mais avec Miyazaki, il n'est pas moins connu pour ses superbes compositions avec sieur Kitano. Depuis ses débuts ou presque jusqu'à aujourd'hui ou presque (un bout de temps quand même), Joe a composé les B.O. des flims de Takeshi, et non des moindres :
A Scene At The Sea,
Dolls,
Sonatine,
Brother,
Kikujiro no Natsu et le fameux... roulements de tambours...
Hana Bi (roulements à billes, Hi Han!... un anne à billes... oh ça va, hein!). Mais Kitano est décidément le maître des transitions puisqu'en choisissant d'arrêter de travailler avec Hisaishi et ce à jamais à partir de
Zatoîchi, il me permet d'en venir à la deuxième partie de cet article : collant qui agace à la fin.
En effet le phallus tic et splioutchffffrrr (Beat Takeshi... désolé) s'est rendu compte après le travail du sound-maker sur
Dolls du manque de gammes de ce dernier et a décidé de s'en séparer parce que ça finissait par tourner en rond. Et un flim qui tourne en rond on voit quelles daubes ça peut rendre... (attention jeu de mots) :
Le Cercle. Ahem...
Et oui parce que Joe s'il compose des thèmes superbes, on se rend vite compte qu'il n'a pas assez de ses dix doigts pour en composer d'autres. Une musique d'Hisaishi se reconnait entre mille : un petit thème au piano très frais et très simple ou alors une envolée symphonique après une séquence annoncée aux bois et hop l'affaire est dans le sac. Il s'en sort parfois très bien :
Kikujiro no Natsu ou
Hana Bi pour les thèmes simplistes ou
Mononoke Hime pour les envolées symphoniques. Mais c'est tout. Toutes ses musiques se ressemblent et c'est chouette quand on a pas encore tout entendu plus de trois fois... Et le pire c'est qu'il ne se prend pas pour la moitié d'une queue de cerise le filou! Des cachets à vous tourner la tête par ci, des récompenses forcées et vides par là... Ca ne peut pas lui avoir fait de mal de s'être fait passer la bite au cirage par Kitano.
Maintenant Hisaishi continue de composer pour Miyazaki, parce que hein quand même ça à plus de gueule qu'Yvette Horner et que Miazaki non plus ne se prend pas pour le petit orteil d'un lépreux, et il compose parfois pour d'autres (Hisaishi, pas le lépreux) comme la B.O. qu'il a signé pour le flim français
Le Petit Poucet...
Clapotis