Pansée du Jour

"Mieux vaut un mauvais Christopher qu'un bon Dieudonné..."

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"Laurence Fishburne est à l'acteur ce que la couille est au poisson: rien du tout."

Y.T.K.

l'intégrale des pensées du jour.

Taupe of the tops

Taux Peuh Dix

Mercredi 27 décembre 2006 3 27 /12 /Déc /2006 11:00

 ["Recel] de la carrière atypique de Kurt"... voilà quel aurait été le motif de ma comparution juridique devant la Grande Loi des Mémoires Cinématographiques si j'avais eu l'audace et l'affront de ne pas vous parler de cet acteur sur Nouvelle Flaque, le bloog le plus célèbre et le plus lu (castagnette) dans le monde entier que nous fantasmons tous deux, Le Sushi et moi-même. Mais vous n'aurez pas le plaisir de me voir jugé, mes chers agneaux, puisque j'ai décidé dans ma générosité habituelle de vous parler de ce bon vieux Kurt Russel, l'acteur des blockbusters hollywoodiens à la gouaille semi-légendaire, au physique semi-remorque et au talent semi-génial, mais surtout l'acteur fétiche de mon vieux copain John Carpenter depuis Le Roman d'Elvis, en 1979. Prenez donc le temps de contempler la superbe photo perchée au Nord-Ouest de l'article avant d'entamer la lecture... Regardez-moi un peu ce regard de nounours, ce front drive-inesque, cette coupe de cheveux (ou plutôt ce trophée de cheveux), qui semble vouloir embrasser le plafond, et ce sourire franchouillard, et ces joues de marmotte, et ce menton bien agencé... aaah, toute l'innocence de la gentillesse se lit dans le visage bel et bon de ce cher Kurt...

Mais parlons un peu de sa carrière, si vous le valez bien mes brebis...

Le petit Kurt foetal décide de voir comment ça se passe dehors un beau jour de mars 1951, à Springfield, dans le Massage-chaussettes. Enfant, il aime le sport, mais c'est surtout de cinéma qu'il rêve... il entame sa carrière d'acteur à neuf ans. Dès 1960 et la signature de son contrat avec les productions Disney (qui on eu le disnez fin sur ce coup-là), le petit Kurt prendra l'habitude de jouer dans des films pour enfants, entre deux parties de billes. Jusqu'en 1973, le jeune Russel officie à la mamelle de Disney, sans relâche. Une fois son contrat terminé, il se lance dans une carrière de sportif, en l'occurence joueur de Base-Ball... j'ai d'ailleurs à ce sujet une bonne blague à vous faire partager mes brebis: comment appelle-t-on l'activité qui consiste à faire l'amour sur une plage de l'Atlantique ?... aucune idée ?... vraiment ?... c'est très simple: Le Baise-Baule. Ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah ah... ahem... où en étions-nous ? Ah, oui... je vous parlais de Kurt Russel et de sa carrière de Base-Balliste... qui pris fin avec une vilaine blessure à l'épaule. Dès lors, le pauvre Kurt se retrouve à la rue... maaais... un soir d'errance, bouteille de pinard en main et sans-le-sou ni un toit sous lequel aller, Russel le Maudit tombe sur un autre clochard... un type aux cheveux filasses, au regard fatigué, vêtu de loques et autres haillons. Celui-ci est assez bizarre: d'abord son front, plus large que la moyenne, qui semble défier les panneaux publicitaires environnants par son envergure. Ensuite, sa moustache, qui semble familière au jeune Kurt, malgré sa gueule de bois et sa myopie grandissante... Enfin, ce qui pique la curiosité du gars Russel, c'est le curieux objet que ce clochard moustachu traîne derrière lui, comme un chien désarticulé... un gros bloc noir, aisément reconaissable du fait que Kurt en a déjà vu plusieurs dans le passé... il s'agit bien d'un... d'un... non, c'est impossible... il s'agit d'un... d'un... mais oui ! D'un Panavision !!!

Vous l'aurez deviné mes chères brebis, le clochard rencontré par Kurt Russel en ce soir de 1979 n'est autre que John Carpenter, autrement dit le meilleur réalisateur du monde (cet avis n'engage que moi... et Aiwass). La différence, c'est que contrairement à Kurt Russel, Carpenter n'est pas un clodo. Il y ressemble, c'est tout... eh oui, c'est bien en 1979 que Russel sera sauvé des os, tel Boudu, par Carpenter, l'ami des causes perdues. Lavé, rinçé et habillé comme il se doit par tonton John, Kurt le rescapé est embauché la même année par son ange gardien, dans un téléfilm sur la vie du King... Elvis Presley... son interprétation très personnelle du rockeur casse-couilles sera remarquée à Hollywood, mais ne lui ouvrira pas beaucoup de portes sinon celle des chiottes du Studio, au fond à gauche.

En tous les cas, sa rencontre avec le réal moustachu marque le début d'une relation professionelle importante, en témoigneront les rôles distribués comme des sachets de bonbons par John, dont quelques-un mémorables: The Thing, New-York 1997, Big Trouble In Little China et Los Angeles 2013, dans lesquels Kurt Russel charmera le Panavision, avec son regard plein de bonté et son haleine pleine de mauvais café.

Kurt Russel, c'est aussi Backdraft, de Ron Howard, et son pompeux rôle de pompier, qui arrive sur les lieux de l'incendie en grande pompe (du 45 je crois), et fait des pompes pour l'exercice... sans vouloir vous pomper l'air ni faire du Raymond Devos, je peux vous dire que son rôle lui va comme un gant. Fier pompier sapeur de moral, à l'aise dans ses p... dans ses chaussures, le Russel fait une interprétation poignante d'un héros national ignoré, et va même jusqu'à croiser sur sa route un acteur d'un autre acabit, c'est à dire ce bon vieux Bobby De Niro.

Et à part ça ? Pas grand chose, sinon quelques rôles de distribution pour le grand Hollywood, dont celui de Dark Blue, en flic pas très classieux mais couillu comme il faut, et celui de Stargate, mémorable, dans lequel Kurt porte le béret militaire à la façon d'un Trautman, majestueux et collé à quelques répliques, dont celle qui donne le titre de l'article, justement... je vous enjoins d'ailleurs à la relire sans délai, puisque l'article est fini.

Par Y.T.K. - Publié dans : Actor F2
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