Jeudi 26 avril 2007
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21:35

[Heu... c'tache] facilement de commencer un article avec un jeu de mot trop vermoulu pour supporter le poids d'un retour très (trop?) attendu... Disons que ça laisse des marques, quoi... Et Kitano sait que laisser la marque du trou n'a jamais fait bonne figure en société. Bien ! Maintenant que je vous ai prouvé à tous autant que vous êtes que je reste le Sushi Masta incontesté (en vaut deux?) de la Nouvelle Flaque et que l'insuportable chanson niaiso-tourmentée de Bibie se termine tout doucement alors que je n'ose à peine me rappeler l'avoir mise en route pour me redonner du courage à l'écriture olympienne d'un article de porc épique, parlons de celui qui nous intéresse aujourd'hui : Jean Eustache.
Alors avant que toutes sortes de jeux de mots débiles et flétris fusent dans votre esprit tels les pets du sphyncter d'une vieille bigote trop bien élevée pour quitter sa place d'hôte en laissant ses invités avec sa seule odeur, laissez-moi vous dire, ou plutôt (non pas le chien de Mickey mais bel et bien l'outil syntaxique fort utile dont le nom savant m'échappe, Kitano sait qu'on a du mal à tenir tout ce qui s'apparente à du savant, surtout dans le bain) vous écrire, entre parenthèse vous voila bien emmerdés pour comprendre le sens de cette phrase dont la construction sans cesse interrompue par l'ardent désir qui brûle mon fromage de tête de souiller encore un peu plus vos beaux pixels de si honteuses bilevesées commence une fois de plus à vous échapper... voila que moi aussi j'en perds mon slip. Reprenons.
Je disais donc (si vous arrivez à résumer, dans les grandes lignes c'est ça) qu'il ne sert à rien de se moquer du nom de Jean Eustache, vous pourrez vous renseigner auprès de monsieur Kiroulnamaspamous, de son prénome Pierre, sur cette vérité abracadabrantesque : nul ne choisit son nom.
Alors Jean Eustache, vous l'aurez sans doute tous devinez, fans de la première heure que vous êtes en ayant pris soin de regarder la rubrique dans laquelle est rangée cette nouvelle pierre à l'édifice de littérature critique contemporraine que constitue ce bloog à lui seul, Jean Eustache est un flim-maker. Mais je vois déja que les plus érudits d'entre vous contractent déja leur zygomatiques fessiers, se propulsant ainsi à quelques coudées de leur assise en hermine : "Quoi? Le Sushi écrit un article sur un réalisateur de la Nouvelle Vague? Et il à même pas encore fait une seule vanne à la date limite de consommation dépassée depuis la création du communisme? Mais pourquoi ô dieux ? Pourquoi laissez un si bel et si honnête homme se faire entrapiner par les douces voix des syrènes de Télérama affalées tels des phoques sur un terreplein Russe? Pourquoi lui faire supporter le poids dogmatique de citations falacieuses et non moins nombrilistes sur ce que serait l'humanité sans Godard, le cinéma sans Truffaut ou encore un poisson Amazonien sans mercure dans le sang?".
Et bien tout d'abord, bande de pédants perrimés que vous êtes, je vous demanderais de bien vouloir cesser dès que cette phrase prendra fin d'intervenir dans mes articles par des phrases de diabétiques grandiloquents, sous prétexte de quelques guillemets bien placés, puis, je continuerais mon plaidoyer à l'encontre de votre honteuse interruption par une suite d'arguments tous plus savants et efficaces les uns que les autres, dont l'ensemble, après force d'analyses et de recherches documentées pourrait fort aisément se résumer à ce très simple concept, ecculé mais imparable : je vous emmerde et je fais ce que je veux. Na.
Oui je vous parle ici (ou presque) d'un flim-maker de la Nouvelle Vague, mais celui-ci à au moins le mérite d'être à Truffaut ce que le Camembert est au Brie, soit meilleur et moins gavant. Jean Eustache est une poule arrivée dans le terrier d'un renard avec un pied de biche en guise d'invitation. Je pourrais fort bien profiter de cette comparaison zoologique pour vous faire part de l'une des fables de La Fontaine restée manuscrite et non éditée : "La Poule, Le Renard et la Biche à trois pattes", mais je sens d'ici votre impatience à voir mes élucubrations pittoresque prendre fin. Dans ce cas, refferez vous au concept précedemment cité. Voici ce que des chercheurs ont donc retrouvé dans le journal intime de La Fontaine, ce con n'ayant pas accès à internet et ne pouvant donc pas mettre à jour son blog aussi souvent que la politesse l'aurait voulu :
La Poule, Le Renard et la Biche à trois pattes.
par Jean Du Manekenpis
Un jour que la Poule sortait de son enclos pour voir
Ce que qui pouvait bien amuser autant les Renards,
La galynacée au plumes fraichements lavées se trouva bec à naseaux
Avec ce que la Nature avait fait de plus Beau.
"Bonjour ma biche", dit-elle avec l'acent de De Funes.
"Salut ma poule", répondit Bambi en serrant les fesses.
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La biche ouvra un large bec et laissa tomber son fromage.
La poule alors cassa un patte de la Biche
Et pour avancer plus vite se la cala entre les miches.
Voila à peu près les seuls mots que nous ayons pu récupérer d'un texte fort peu connu de La Fontaine, qui, vous l'aurez noté au passage, le succès naissant à préférer changer son nom, le raprochement trop fréquent de sa poétique parfaite avec un autiste qui pisse dans un bain public aynt de quoi refroidire ses ambitions littéraires.
Et là vous vous dites que vous vous êtes encore bien fait biaiser par mes détours coquaces et sans intérêts aucun pour le sujet proposé en début d'article à la réflexion massive d'une masse de prolétaires incongrus dont vous faites indubitablement partie. Se reférer au concept précedemment cité.
Bien. Pour en finir avec Jean Eustache, il est des flims-makers qui ne sont pas QUE des usines à bon mots mais avant tout de vrais peeliculiens, qui n'ouvrent leur gueule que quand quelque chose n'y tient plus. Du Godard sans Godard, du Pialat sans Pialat, du Wim Wenders sans relants teutons, voila ce qu'est le Kinos de Jean Eustache.
Dommage que la technologie ne me permette pas encore de caler à ce moment même de votre lecture la fin d'une symphonie de Beethoven pour rajouter encore au morceau d'excellence stylistique qui vient de conclure cet article, parce que lsans mentir, et pour sacrifier au langage de l'époque, c'eût été de la balle.
bien sincerement, ton rémi qui pense à toi...