Pansée du Jour

"Mieux vaut un mauvais Christopher qu'un bon Dieudonné..."

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"Laurence Fishburne est à l'acteur ce que la couille est au poisson: rien du tout."

Y.T.K.

l'intégrale des pensées du jour.

Taupe of the tops

Taux Peuh Dix

Les contes, gouttes de la Flaque

Dimanche 24 décembre 2006 7 24 /12 /Déc /2006 16:49

Yok yok yok !!!

Comment allez vous, mes chers agneaux ? Moi, ça baigne pas trop, vu que depuis un petit moment la flaque est gelée. Heureusement, la neige ne tombe pas, et ça tombe bien d'ailleurs, car si c'était le cas je me sentirais obligé de la relever, tout Kopfkino solidaire que je suis...

Bon, tout ça pour dire que j'inaugure une nouvelle catégorie, dont vous trouverez aisément le nom sur la droite de la page, une catégorie qui fera, je l'espère, parler d'elle, et qui est un peu là dans le but de laisser les deux vaillants rédacteurs du site, c'est-à-dire le Sushi et moi-même, à un terrain de jeu illimité quand à l'imagination furibarde dont ils sont capables. Pour ça, rien de tel que les contes. Petits et grands pourront se blottir au coin de la cheminée, prêts à siroter les anectodes fantasmées, cocacolasmées et canadadrysmées d'Oncle Kopfkino et (espérons-le) Pépé Sushi, des contes avec ou sans lien avec leur terrain thématique habituel.

Non pas que je souhaite régler mes contes avec vous, non non non, se serait mal me connaître mes braves agneaux... c'est juste qu'au moment de Noël, le taux de suicide s'élève considérablement, et ça me chagrine vraiment alors, dans ma barbiche suintante de bonnes idées, j'ai décidé de vous trouver quelques petites histoires - totalement improvisées en traitement de texte cela va sans dire - afin de divertir les quelques enfants égarés qui viendraient laisser traîner leurs mirettes sur Nouvelle Flaque.

Mais ne tournons pas autour de la chaussette, et appelons donc nos jeunes lecteurs en ce soir de réveillon:

OYEZ OYEZ PETITS AGNEAUX, MOI, YOKESHI, JE VOUS CONVIE, GRANDS ET PETITS, PETITS ET TRES PETITS, PETITS "POUAH" ET AUTRES GROS "OUAH TU SCHLINGUES", AUTISTES, BAS-TISTES, AVEUGLES, SOURDS-MUETS, SOURDS PRE-PUBERES, ENFANTS DE LA BALLE, ENFANTS DU TROU DE CETTE DERNIERE, ENFANTS TOUT COURT ET ENFANTS RIEN NE MARCHE, A LA LECTURE DU CONTE DE NOËL ECRIT PAR TONTON KOPFKINO !

_____

 

"Le Réveillon des Endormis"

 

Il était une fois Yvette Etune-Foy, une vieille dame Sagittaire ascendant Poissons atteinte d'un cancer, qui aimait la naphtalyne et les aphtes de sa voisine Aline. Yvette était agée de 84 balais. L'avait donc de quoi s'accrocher au manche, la pauvre mamie, mais, en ce soir de Noël, son moral était au plus bas, et ses collants aussi... en effet, sa famille toute entière avait refusé de la voir, fuyant son cancer pour se rendre aux Tropiques et fêter ça au Soleil.

Le Soleil, aaah, Le Soleil... c'est bien de ça dont aurait eu besoin la pauvre Yvette, captive de sa banlieue Nord, de son HLM gris survolé par des ULM noirs. Prisonnière de son appartement apparement sale, sordide, dont les tapis gorgés de pisse de chat, le chat gorgé de litière, la litière gorgée de caca et le caca gorgé de tapis ne restituaient pas vraiment l'ambiance olé-olé d'un soir de réveillon familial. Imaginez le tableau: la vieille assise dans son fauteuil-canapé, armée d'un pull et d'un tricot, avec un vieux poste Phillips pour regarder les promos pré-enregistrés de Patrick Sebastien se faisant la belle pendant ce temps même, son chat affectueusement nommé Lessive qui lui miaulait de se lever pour sa pitance quotidienne alors que ses jambes grelotantes ne lui permettaient même pas d'envisager un début de flexion, et, pour tout sapin de Noël, un mauvais zaï (vous savez, ces arbres miniatures qui font la gueule et qui sont méchants). Au moment où Lessive cessa de miauler, Yvette, avachie dans son canapé et recouverte de poussière tel un cas nappé, pris la pénible décision de mettre fin à ses jours. Ne pouvant se lever, avec pour seules armes des aiguilles à tricoter, la mamie desespérée su tout de suite ce qu'elle devait faire pour attenter à ses jours avec le plus d'efficacité. D'un geste vif, sous l'oeil de son chat mourant de faim à la cadence d'un mourant défunt, Yvette se planta une aiguille dans le cou. Sûre d'elle, mais par pur et heureux hasard, la vieille avait réussi à toucher la carotide... suicide de lapin ? Elle se vida de son sang en ondes sèches en l'espace de quelques secondes, et mourru, sans dire mot, seule et oubliée de tous... A ce moment précis, Lessive, son chat, explosa litièralement, et les cellules qui constituaient son corps de félin se répandirent sur tous les murs de l'appartement, créant un motif de papier peint rappelant les lasagnes que cuisinait son ex-maîtresse. Le choc psychologique du suicide par tricot n'avait pas tué la pauvre bête, non non non... c'était autre chose... une intervention... extérieure... le cadavre de la vieille Yvette en plan large... travelling arrière... passage au présent... un homme de corpulence extrêmement moyenne se tient là, à l'entrée du mouroir, sur le seuil, fusil à pompe en main. Il vient de pulvériser le minou d'un seul tir.

Mais qui est cet homme ? Et que fait-il là ? On n'en sait rien, mais il a une sale gueule. Un regard de psychotique, un nez crochu (style le pervers post-mortem japonais, autrement dit Necro Shu), des joues énormes, des jouets énormes dans le dos et une bouche invisible puisque cachée sous une épaisse barbe d'un blanc ténébreux. Blanc ténébreux ? Barbe ? Jouets ? Vous l'avez compris, il ne s'agit pas du Marchand de Sable mais bien du Présentateur Volant.

Le Pernaut-Ailes.

Retour au passé... le gros vêtu de rouge ranga son fusil à pompe et fit une série d'abdominaux, là, au milieu de la scène macabre, sur le tapis pisseux... puis il s'en alla comme il était venu, sans un bruit. Dans la nuit dehors, il faisait très froid. Les guirlandes tintinabulaient, les grelots grelotaient, les papillotes faisaient ami-ami avec les papillons, et, noyé dans le flot de vie qui envahissait les rues ce soir-là, un homme du nom de Takeshi L.S. rentrait chez lui, penaud et très yes, pensif et l'air malheureux... autrement dit, le mélange d'azote, d'oxygène et autres gaz qui l'entourait pleurait à chaudes larmes... Takeshi L.S. (tel était son nom, oui), arriva sur le palier de son humble demeure. Il se mit alors à lui parler:

"Bonsoir, très chère maison, comme tu es belle aujourd'hui !"

La maison marqua une courte pause (au crayon HB sur un postit) puis répondit, avec sa grosse voix, au petit Takeshi:

"Non, non, je ne suis pas si belle que ça, enfin... (Elle se mit à rougir) Hi hi hi !"                                       

Et Takeshi lui répondit alors:   

- Aaah, t'es vraiment une humble demeure toi !

Sur ce, il pénétra dans son humble demeure, ferma la porte à double tour... Soudain, les clés, dans la serrure, se mirent à lui réclamer: "encore un tour, encore un tour !!!", mais Takeshi feint de les ignorer et se rendit dans la cuisine pour se préparer une petite soupe. Sous peu, Takeshi savait qu'il devrait quitter les locaux, et une larme de tristesse coula le long de sa joue... glou glou glou... "à l'aide, je coule !!!" lui cria la petite larme. Mais Takeshi se moquait de la petite larme comme de sa première paire de chaussettes. Il la laissa couler dans sa joue, et mit chauffer la soupe au micro-ondes. Soudain, derrière lui, quelqu'un se mit à grogner...

"Grrr, on est pas contentes !!!"

Takeshi se retourna, et que vit-il ? Eh bien tout simplement sa première paire de chaussettes, complètement furax, qui lui en voulait apparement beaucoup.

- Mais pourquoi n'êtes-vous pas contentes ? Demanda-de-perquisition-t-il.

- Parce que tu t'es moqué de nous !

Sur ces paroles, elles se désintégrèrent et Takeshi fût pris d'un fou rire incontrôlable tant la scène était garoutarie - ce qui veut dire loup-phoque - il rit tellement et son rire était si incontrôlable qu'il s'écroula par terre comme un chateau de cartilages. "Ding !" La soupe était chaude. Il se leva pour prendre le plat de soupe très chaud, bouillant même - à mains nues - dans le four. Le plat de soupe se mit à rougir... il était gêné, car les mains de Takeshi était nues. Takeshi eu alors l'idée de mettre des gants sur ses mains pour les cacher et ainsi éviter au plat de soupe une érection involontaire... Une fois le plat de soupe en sa possession, il fut pris d'étranges sensations de picotements, puis de piqûres, mais dans la chair, dans les entrailles, un peu comme si on affichait des posters dans son ventre. Il lâcha le plat de soupe qui se brisa en mille morceaux (mille pile, pas un de plus pas un de moins) par terre, à cause de la douleur qui devenait trop forte. La douleur, doux leurre, lui avait fait perdre l'attention sur ce qui se passait dans la cuisine au même moment... En effet, les radiateurs se transformaient en radis acteurs tandis que son poêle s'épilait et que son four chantait "One, Two, Three, Crematorium", tout ça sous l'oeil amusé d'un lapin...

Le lapin s'approcha du pauvre Takeshi, tordu par la douleur, gisant sur la moquette de sa cuisine comme une baleine échouée sous un parapluie. Takeshi leva les yeux vers le lapin, et le lapin lui posa une question:

" Savez-vous qui m'a carotté ma salade ? "

Pas de réponse. Le pauvre Takeshi était mort à la suite de ses blessures. Une suite luxueuse, dans un hôtel de renom... (je vous passe les références au cas où ça vous intéresse: Suite Luxueuse de Takeshi, n°16, Hôtel Ses Blessures...) Bref, Takeshi était mort, ce qui eut pour effet d'attrister le lapin, qui lui glissa quand même un "Joie, Yeux, Nouez-le" au creux de l'oreille. Celle-ci ressemblait à un toboggan, donc il était légitime que ça glisse dedans... Pour oublier ce tragique incident, cette mort effroyable, le rongeur aux grandes oreilles décida de se rendre dans la salle à manger.

Et comme c'était une salle à manger, vous savez ce qu'il fît ?

Il la mangea.

FIN.


 

Par Y.T.K. - Publié dans : Les contes, gouttes de la Flaque
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